La réforme du narcotrafic et le PNACO
Loi narcotrafic : un nouveau cadre répressif en 2026
Depuis le 9 janvier 2026, le paysage judiciaire français intègre le Parquet National Anticriminalité Organisée (PNACO). Cette structure spécialisée modifie la gestion des dossiers de trafic de stupéfiants d’envergure nationale et internationale.
1. La création du PNACO
Le PNACO centralise désormais les poursuites pour les infractions les plus complexes liées au crime organisé. Pour les justiciables, cela signifie une spécialisation accrue des magistrats instructeurs et des moyens d’enquête techniques renforcés.
2. Le recrutement de mineurs : des peines alourdies
L’un des axes majeurs de la réforme concerne la protection des mineurs. Le fait de recruter un mineur pour commettre des infractions liées au trafic de stupéfiants est désormais passible de 7 ans d’emprisonnement. Cette mesure vise spécifiquement les rôles de « guetteurs » ou de « charbonneurs ».
3. L’anonymisation des agents
La loi généralise l’anonymisation des enquêteurs dans les procédures de criminalité organisée. Si cette mesure protège les agents, elle pose des questions précises sur le respect du principe du contradictoire et les droits de la défense lors de l’examen des procès-verbaux.
Source : Loi n° 2025-XXX du XX relative au renforcement de la lutte contre le narcotrafic / Vie-Publique.fr